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Public Authorities and the Training of Religious Personnel in Europe
Public Authorities and the Training of Religious Personnel in Europe
Subtítulo:La formation des cadres religieux en Europe
Autores:Messner, Francis [Editor]
ISBN13:9788490452691
Clasificación:
Idioma original:Inglés y francés
Medidas:170x240 mm.
Idioma de publicación:Inglés y francés
Fecha de edición:01-04-2015
Edición:Primera
Fecha de impresión:01-04-2015
Encuadernación:Rústica sin solapas
Páginas:288
Editoriales:Editorial Comares, S.L.
Colecciones:Obras Generales
Materias:Derecho Canónico y Eclesiástico
Peso:0.559 Kg.
PVP 25.00€ (IVA inc.)
 
 
Disponible


RESEÑA
Le colloque annuel du Consortium qui s’est tenu à Strasbourg/Klingenthal en novembre 2013 a traité de l’implication des pouvoirs publics en Europe dans la formation des cadres religieux au sens large du terme (autorités religieuses, ecclésiastiques, laïcs exerçant une charge pastorale pour les institutions de l’Eglise catholique, professeurs de religion dans les établissements d’enseignement publics ou privés, aumôniers, ministres de la religion). Cette approche a privilégié trois volets, l’évolution historique des modes de formation des cadres religieux, le statut actuel de cette formation et enfin les politiques publiques développées aux fins de relever les défis générés par le développement de religions d’implantation récente dont l’encadrement cultuel est souvent assuré par des ministres envoyés par des Etats étrangers.
I.??EVOLUTIONS HISTORIQUES
La formation du personnel ecclésiastique en Occident des premiers siècles au bas Moyen-âge, a été du moins pour le pléthorique «bas clergé», quasi inexistante. Seuls quelques clercs destinés à de hautes fonctions fréquentaient les écoles cathédrales, les écoles monastiques et les facultés de théologie des universités médiévales qui étaient institutionnellement liées à la papauté. Les Lumières, le juridictionnalisme et la Réforme protestante ont relevé les imperfections de ce système. En réaction, le Concile de Trente (1542-1563) fait obligation aux évêques de créer des séminaires en vue de la formation des prêtres. Il s’agit d’internats de type monastique assorti d’un contrôle du mode de vie et de la pensée intellectuelle sensés prendre le contre pied du laxisme pré-tridentin. Le monde orthodoxe s’est inspiré du modèle catholique des séminaires alors que les minorités juives au statut précaire formaient leurs rabbins dans des Yechivas, écoles supérieures où sont étudiés le talmud et la thora. Les pasteurs du protestantisme historique luthériens et réformés, sont quant à eux systématiquement formés dans les universités.
Mais l’Eglise catholique difficile à réformer, peine à mettre en place les séminaires et nombre de diocèses en Europe en sont toujours privés à la fin du 18e siècle. Les chefs d’Etat soucieux de contrôler les ministres de la religion prennent souvent l’initiative de créer eux mêmes des établissements de formation théologique. Ainsi en France, suite à la Révolution, la Constitution civile du clergé du 12 juillet 1790 ordonne l’établissement dans chaque diocèse d’un séminaire pour la préparation aux ordres. Par la suite, les textes réorganisant les cultes en France au début du 19e siècle prévoient la création de séminaires et d’académies de niveau supérieur aux séminaires pour les prêtres catholiques et instaurent des académies pour l’instruction des ministres des cultes protestants. L’Université impériale créée en 1808 comprend à cet effet des facultés de théologie catholique et des facultés de théologie protestante. Le financement par les pouvoirs publics, d’un établissement de théologie pour les ministres de la religion juive a été plus tardif. Une Ecole rabbinique a été érigée 1829 et financée par l’Etat en 1831. Le subventionnement des ces établissements a été supprimé dès 1885 pour les facultés de théologie catholique et en 1905 pour les facultés de théologie protestante et l’Ecole rabbinique.
La volonté de faire de la formation des ministres du culte un mécanisme au service de l’intégration des confessions religieuses dans la Nation et parfois au service des intérêts de l’Etat ou dans le pire des cas un instrumentum regni au service du Prince s’impose partout en Europe à partir du 18e siècle. Ainsi, au Portugal, la charte de la faculté de théologie de l’Université de Coimbra au 18e siècle insiste sur l’importance pour les clercs de disposer d’une formation morale de haut niveau. Elle pourrait faciliter la réforme de l’Eglise et ainsi accroitre son rôle bénéfique au profit de la société. Plus tard au début du 20e siècle, la réforme des facultés de théologie des universités publiques de 1901 prône une formation en vue de la constitution d’un clergé portugais ouvert, moderne et éclairé et cela peu avant leur suppression par la loi de séparation de 1911. De même en Autriche, dès le 18e siècle la formation des prêtres et dans une moindre mesure celle des pasteurs et des rabbins est, sous l’influence du joséphisme, sévèrement encadrée. Les membres du clergé catholique sont tenus de faire six années d’études dans des séminaires généraux contrôlés par l’administration publique avant d’entrer en fonction. A partir de 1850 l’ensemble des établissements de théologie (facultés de théologie, séminaires diocésains et collèges monastiques) est placé sous la tutelle des pouvoirs publics. Au Royaume-Uni, les futurs prêtres anglicans de l’Eglise établie auraient en principe du suivre des enseignements dans les universités de Cambridge et d’Oxford qui comportent des facultés de théologie (Divinity School). L’Eglise établie avait pour ambition au 18/19e siècle de former l’ensemble des prêtres anglicans à l’Université. Cet objectif n’a jamais été atteint et nombre de candidats étudiaient dans des «cathedral colleges» qui ont un statut intellectuel comparable aux séminaires catholiques. L’objectif des autorités publiques aux 18/19e siècle était de favoriser l’éducation d’un clergé tolérant, éclairé, ouvert sur la modernité acceptant l’existence d’autres traditions religieuses ou d’autres formes de pensée, en bref un clergé apte à maintenir la paix religieuse et plus largement la paix sociale.
II.??STATUT ACTUEL DE LA FORMATION DES CADRES RELIGIEUX
Les modes actuels de formation des cadres religieux en Europe (système d’accréditation des diplômes, instauration d’établissements publics de théologie, participation des pouvoirs publics au financement de la formation des cadres religieux) dépendent du statut fixé par les droits nationaux des cultes. Les religions majoritaires ou minoritaires implantées en Europe sur le long terme (catholiques, protestants, juifs, orthodoxes) bénéficient d’un réseau bien structuré d’établissements de formation théologique qui se sont développés au cours de l’histoire. Chaque Eglise ou religion fixe, parfois après une négociation avec les autorités publiques, le niveau académique requis pour l’accès aux différentes fonctions cultuelles, pastorales ou religieuses: en règle générale diplôme universitaire de théologie public ou privé pour les pasteurs protestants luthériens et réformés et pour les prêtres anglicans, cursus dans un séminaire ou une faculté de théologie publique ou privée pour les prêtres catholiques et orthodoxes en fonction des traditions nationales et selon l’importance des responsabilités exercées, séminaire ou institut universitaire pour les rabbins. Ces modèles nationaux d’éducation des cadres des religions majoritaires forgés par l’histoire pèsent lourdement sur l’élaboration des formations mises en place pour les religions d’implantation récente.
Au regard de la situation actuelle, il est possible de distinguer trois types de formation des cadres religieux en Europe. Dans le premier cas, les Eglises et religions créent librement leurs établissements d’enseignement dont les diplômes sont le plus souvent reconnus par une instance d’accréditation (Italie, Espagne, France, Portugal, Irlande, Hongrie, Pologne). Dans le second cas, l’éducation des ministres de la religion et assimilés est totalement ou partiellement intégrée dans les universités publiques (Allemagne, Grèce, Roumanie, Autriche, Chypre, Tchèquie, Lithuanie, Slovénie). Dans le troisième cas, les futurs agents cultuels qui sont envoyés dans des facultés non confessionnelles de théologie, bénéficient souvent d’un complément de formation professionnelle dispensé sous la responsabilité des Eglises concernées (Suède, Royaume Uni, Estonie, Lettonie, Finlande).
Dans le sud de l’Europe, la théologie ne fait plus partie, sauf exception, depuis la fin du 19ième siècle et le début du 20ième siècle des programmes de l’université publique. Au Portugal, les prêtres catholiques sont désormais formés dans des séminaires, des Instituts supérieurs de sciences religieuses et à la faculté de théologie de l’Université catholique de Lisbonne. Mais les diplômes délivrés par ces Instituts et par l’Université catholique sont reconnus par l’Etat en application des dispositions du concordat de 2004. Les étudiants titulaires de ces diplômes peuvent notamment accéder aux fonctions de professeurs d’enseignement religieux catholique dans les écoles publiques. Certaines minorités religieuses ont établi des centres de formation théologique dont les diplômes ne sont pas reconnus par l’Etat à l’instar du Collège islamique de Palmela créé par la communauté islamique du Portugal. Leurs cadres religieux sont essentiellement formés à l’étranger. Les minorités religieuses portugaises sont des micro minorités dont le poids social est limité, ce qui pourrait expliquer le manque d’intérêt des pouvoirs publics à agir en ce domaine
L’Eglise catholique italienne forme ses prêtres dans des séminaires, à la faculté de théologie de l’Université catholique de Milan qui est équiparée aux universités publiques, dans les facultés de théologie diocésaines et interdiocésaines et enfin dans les universités pontificales qui délivrent des diplômes du Saint-Siège. Les diplômes des Universités pontificales (Italie) sont reconnus par l’Etat conformément à l’Accord de Villa Madame du 18 février 1984. La reconnaissance par l’Etat des diplômes de théologie a également été étendue à l’Institut adventiste de culture biblique (loi 22 novembre 1988, article 14) et aux formations dispensées par d’autres religions conventionnées. Les diplômes reconnus par les conventions précitées doivent cependant être habilités par décret du ministre de l’Education, de la Recherche et de l’Université qui est tenu de recueillir, avant de prendre sa décision, un avis conforme auprès du «conseil national universitaire». Les diplômes de sciences islamiques délivrés par l’Institut de la communauté islamique italienne pourraient à terme être reconnus et habilités. C’est du moins ce que prévoit le projet actuel d’accord entre la Communauté islamique italienne et l’Etat italien. La proposition d’accord déposée par l’Union des communautés et des organisations islamiques en Italie en 1993 ne comprenait aucune disposition relative à une faculté de théologie musulmane. La formation des cadres religieux ne semblait pas avoir à l’époque un caractère d’urgence.
En Belgique, les futurs cadres religieux de l’Eglise catholique sont essentiellement formés au Séminaire et Studium Notre Dame de Namur et dans les facultés de théologie de l’Université de Louvain et de l’Université de Leuven qui sont des universités privées dont les diplômes sont accrédités par l’Etat. Les futurs pasteurs protestants suivent les cours de la faculté de théologie protestante de Bruxelles qui est un établissement privé reconnu et soutenu économiquement par l’Etat mais sans faire partie d’une université. Les autres cultes et groupements philosophiques reconnus juifs, anglicans, orthodoxes et humanistes ne dispensent pas de formation initiale pour leurs cadres et ministres en Belgique. L’Exécutif des musulmans de Belgique - le culte musulman est reconnu depuis 1974 - a proposé en 2006 de créer un statut des ministres du culte musulman et de mettre en place une formation à l’imamat de 4 à 5 ans comprenant à la fois une formation théologique et une formation civile et civique. Le contenu de cette formation serait fixé par un conseil des théologiens qui reste à créer et des Universités associées au projet. Ce projet, qui n’a pas encore vu le jour, a été relancé en juillet 2013 par le ministre socialiste de l’Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles quelques jours après l’annonce par le gouvernement flamand de créer un institut public d’études islamiques. Cet institut aurait selon les déclarations du Ministre Marcourt, pour mission de développer un Islam de Belgique par opposition à un Islam importé en Belgique. Il serait destiné aux imams et aux professeurs de religion. La religion musulmane est enseignée dans les écoles publiques en Belgique. Les programmes de théologie seraient articulés autour d’une formation religieuse intégrant les critères de scientificité qui «ne céderait pas sur les valeurs d’égalité, de démocratie et de liberté» (Belga, 16 juillet 2013). La faculté de théologie et de sciences religieuses de l’université de Leuven a depuis la rentrée 2014 complété son master de sciences des religions par une option théologie musulmane.
En Allemagne, les cadres des religions majoritaires ou historiques (catholiques, protestants, juifs, vieux-catholiques, orthodoxes) sont essentiellement formés dans les facultés de théologie des universités publiques (19 facultés publiques de théologie protestante, 11 de théologie catholique, 2 facultés pour la formation des rabbins, un département de théologie orthodoxe à Münich et un séminaire de théologie vieille-catholique à Bonn). Leur financement est pris en charge par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche des Etats fédérés concernés (Laender). 12 facultés privées de théologie (7 pour l’Eglise catholique, 4 pour les protestants et 1 pour les juifs) soutenues économiquement par les pouvoirs publics et dont les diplômes sont reconnus par l’Etat complètent cet ensemble impressionnant.
Suite à un rapport sur le développement de la théologie et des sciences de la religion dans les universités publiques allemandes (2010), le Ministère fédéral de l’Enseignement supérieur s’est engagé à financer pendant cinq ans des supports de postes de professeurs des départements de théologie et de pédagogie religieuse islamique. Les universités de Tübingen, Munster, Osnabrück, Francfort-sur-le-Main et Giessen qui ont récemment créé des Instituts de théologie islamique, bénéficient de ce soutien spécifique depuis 2011. Dans l’hypothèse d’une évolution favorable de ces instituts en termes d’intégration dans l’université publique et d’acceptation de ces formations par les communautés musulmanes, les Etats fédérés prendraient le relais de ce financement. Les pouvoirs publics allemands ne souhaitent pas la création de faculté libre de théologie musulmane. Le Conseil des sciences (Wissenschaftsrat) qui conseille l’Etat fédéral et les Etats fédérés pour toutes les questions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur estime que l’établissement de facultés de théologie musulmane dans les universités publiques: garantit la qualité de l’enseignement et de la recherche; permet la confrontation avec d’autres formes de pensée; fournit les bases conceptuelles pour le dialogue interreligieux (Rapport sur le développement de la théologie et des sciences de la religion dans les universités publiques, 2010). Les facultés de théologie en Allemagne forment les ministres du culte et les personnels assimilés qui sont des employés de leur religion et les professeurs d’enseignement religieux des écoles, collèges et lycées publics qui sont des fonctionnaires des Etats fédérés (Laender).
L’Autriche dispose d’un système de formation théologique comparable à l’Allemagne. Les futurs prêtres et pasteurs fréquentent l’Université publique. Pour l’Islam cependant, qui est un culte reconnu par l’Etat (loi du 15 juillet 1912) et organisé dans le cadre du droit public, c’est un Institut privé de pédagogie religieuse financé par l’Etat qui est en charge de la formation des enseignants de religion musulmane des écoles privées et publiques. La création d’une faculté de théologie musulmane au sein d’une université publique (Vienne) est très fortement souhaitée par les autorités publiques. Elles craignent qu’une faculté de théologie musulmane ne soit imposée par des puissances étrangères ou par une communauté religieuse sous la forme d’un établissement privé non conventionné avec l’Etat.
En Suède, les pasteurs de l’Eglise luthérienne d’Etat sont formés dans les facultés de théologie des Universités d’Uppsala et de Lund. Ces deux facultés dispensent depuis les années 1970 un enseignement théologique certes axé sur le protestantisme mais avec une approche non confessionnelle. L’université neutre enseigne la science et non des croyances et des dogmes. La formation pratique des pasteurs complémentaire à leur formation théologique est depuis les années 1980 prise en charge par l’Eglise luthérienne. Elle conclut depuis 2007 des accords avec les universités publiques pour mettre en place cette formation pratique en utilisant les instruments instaurés par les politiques gouvernementales d’insertion professionnelle des étudiants. In fine les pasteurs luthériens de l’ancienne Eglise d’Etat aujourd’hui Eglise nationale suite à la «séparation» de 2000 continuent d’être éduqués au sein de l’Université publique dans des facultés de théologie non confessionnelles et par le biais de formations professionnelles négociées entre l’Eglise nationale et les universités publiques. L’Université d’Uppsala a créé en 2012 une licence en théologie musulmane (Bachelor of divinity) non confessionnelle (sans intervention des autorités religieuses), tout en précisant qu’elle n’a pas pour objectif la formation des imams.
III.??NOUVELLES POLITIQUES PUBLIQUES. L’EXEMPLE DES FORMATIONS A L’INTEGRATION
Les efforts des pouvoirs publics européens en matière de formation des cadres religieux visent à faciliter l’intégration de l’Islam et des religions d’implantation récente dans les droits nationaux des cultes. Les Etats dont le cadre juridique favorise la création de facultés de théologie dans l’Université publique ou le cas échéant dans des universités privées accréditées par l’Etat, n’ont qu’un intérêt limité pour les formations civiles et civiques à destination des cadres religieux. Par contre en France où l’Etat peut difficilement intervenir dans le domaine de la formation théologique six DU de formation «civile et civique» ont été créés depuis 2008 (Paris, Strasbourg, Lyon, Montpellier.Aix en Provence, Bordeaux). Ces Diplômes d’Université (DU) de «formation civile et civique» ont un triple objectif: transmettre des connaissances relatives au contexte socio-historique, au droit et aux institutions de la France, fournir des instruments aux étudiants concernés en vue de faciliter la gestion des institutions cultuelles, proposer une approche universitaire du fait religieux. Cette offre de formation s’adresse en priorité aux cadres religieux musulmans, mais également aux ministres d’autres religions arrivés récemment sur le territoire français.
De même en Italie, le Forum international démocratie et religion (FIDR) a développé avec le soutien du Ministère de l’intérieur et du Ministère de la coopération et de l’intégration nationale un projet intitulé «Nouvelle présence religieuse en Italie. Une voie de l’intégration» dont l’objectif est de former les responsables de la communauté musulmane à l’histoire et au droit italien.
Faisant suite à une étude financée par la Fondation du roi Baudoin (2007) qui attirait l’attention sur le «pouvoir d’influence exercé par les imams au sein de leurs communautés», l’Université catholique de Louvain a créé une formation universitaire en «sciences islamiques» la même année. Il s’agissait en réalité de promouvoir une éducation à la laïcité et à l’inter-culturalité sanctionnée par un certificat d’université, c’est-à-dire l’équivalent des «DU laïcité» délivrés par les universités françaises. Depuis un nouveau programme a été mis en place en 2012 par l’Université catholique de Louvain et les facultés St Louis de Bruxelles avec le soutien de la Fondation Bernheim. Il s’intitule «Sciences religieuses: Islam» et vise «à placer les étudiants dans une démarche de compréhension et de réappropriation pratique des discours musulmans contemporains dans un contexte ou l’histoire des idées se complexifie sans cesse». Contrairement à sa première mouture axée sur la formation civile et civique, le projet néo-louvaniste de 2012 privilégie une présentation des approches scientifiques et critiques de l’Islam avec un accent mis sur la méthodologie.
Parallèlement aux initiatives des pouvoirs publics centrées sur l’intégration, des personnalités proches du monde religieux ont développé des projets articulés autour du dialogue interreligieux. Ainsi au Portugal, des catholiques et des protestants ont pris l’initiative de créer une formation en sciences des religions au sein de l’Universidade Lusofonio de Humanidades e Tecnologias en vue de créer une plate-forme pour le dialogue interreligieux. Elle permet aux étudiants intéressés de se familiariser avec une approche non confessionnelle de la théologie. Il est intéressant de noter que des Eglises ont passé des conventions avec cette université et envoient des étudiants au titre d’une formation complémentaire axée sur la connaissance des différentes religions. De même, l’Irish School of Oecumenics fondée en 1970 par le Trinity College de Dublin en Irlande promeut la théologie comparative et la théologie interculturelle. Cette école dispense également des cours sur la connaissance des religions mondiales et plus particulièrement de l’Islam.
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